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Blocage partiel de la loi Arizona:
un répit, certes, mais partiel
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La
décision de la juge fédérale
Susan Bolton, de bloquer, ne serait
ce que de façon temporaire,
quelques uns des articles les plus
controversés de la loi Arizona
ou SB 1070 a sans doute été
accueilli avec joie et surtout espoir
par les organisations de défense
des immigrants et des droits humains.
Mais il ne faut pas oublier que
le reste des articles de cette loi
entrent en vigueur à partir
d’aujourd’hui.
Les articles que la juge a laissé
dans une sorte de limbe, en l’attente
de voir ce qui en résulte
d’autres recours en appel
dont celui qui sera présenté
par Mme le gouverneur de cet état,
Jan Brewer, sont justement ceux
qui entrent en contradiction avec
la Constitution et ses amendements
et qui en conséquence sont
très vulnérables et
passibles d’être attaqués
par n’importe quel tribunal.
Ainsi par exemple, la loi Arizona
prévoit dans un de ces articles,
que ce soit la police qui détermine
le statut d’immigration d’une
personne arrêtée ou
détenue si un officier soupçonne
que cet individu était illégal
dans le pays.
Aux États-Unis, le gouvernement
fédéral est le seul
qui a la faculté d’assumer
certaines fonctions, dont celles
visant à faire respecter
les normes migratoires. Pour ce
faire il se sert d’un département
spécifique qui n’est
pas, bien entendu, la police.
Cela signifie que lorsqu’un
individu est capturé pour
un délit quelconque et qu’il
y a des doutes sur son statut légal,
il devra être soumis à
une investigation, non pas par un
officier local, mais par un agent
des services d’immigration.
En définitive le résultat
est le même.
Ce qui par contre est louable est
le fait d’avoir suspendu ne
serait ce que temporairement la
faculté des autorités
pour arrêter une personne
et enquêter sur elle sur la
base de son profil racial. Tout
simplement parce qu’il est
impossible de savoir, rien qu’en
regardant une personne, si elle
est ou non un sans papier. De la
façon dont il était
rédigé cet article
ne faisait qu’exacerber le
racisme et l’intolérance.
Un autre aspect positif c’est
la suspension de l’article
qui obligeait les résidents
étrangers même s’ils
sont naturalisés à
porter à tout moment leurs
documents pour pouvoir prouver leur
statut et le fait de ne pas considérer
comme un délit que les sans
papiers demandent un emploi public.
Cela n’empêche pourtant
l’entrée en vigueur
de la Loi Arizona, avec tout son
esprit xénophobe. En vertu
de cette loi, l’entrée
illégale en territoire de
cet état ne sera plus considérée
comme un délit civil mais
comme un délit criminel.
La lutte doit donc se poursuivre
jusqu’à ce que la totalité
du texte soit abrogé définitivement
et non pas suspendu temporairement.
Un dur chemin à parcourir
compte tenu du fait que la tendance
ces 18 derniers mois aux États-Unis
est la poursuite et le harcèlement
croissant contre les immigrants.
Le journal The Washington Post,
souligne que depuis l’arrivée
à la Maison Blanche du Président
Barack Obama, le Département
de Contrôle d’immigration
et des douanes (ICE, par son sigle
en anglais) a augmenté considérablement
les déportations. L’on
estime que cette année le
nombre d’étrangers
déportés sera de 400
000, sois 10% de plus qu’en
2008 et 25% de plus qu’en
2007.
Les audits fédéraux
contre des entreprises soupçonnées
d’engager des sans papiers,
se sont intensifiés également.
Près de 2875 de ces entreprises
ont fait l’objet de contrôles
et les amendes qui en découlent
se montent à 6 millions 400
000 dollars, selon le Washington
Post.
C’est vrai que la Maison Blanche
a agit contre la Loi Arizona, mais
s’attendre à ce que
cela signifie un avenir plus prometteur
pour ceux qui se trouvent aux États-Unis
ou qui y arrivent sans le statut
légal correspondant, n’est
qu’une illusion et comme dit
un vieux dicton en espagnol. «
Celui qui vit d’illusions
meurt de déceptions. »
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| Fuentes:
RHC, AIN, GRANMA,
TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL,
REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA,
TASS, DPA, AP. |
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