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Le discours de Trump contre Cuba soulève diverses réactions dans le monde

La Havane, 17 juin, (RHC).- Le discours de Trump, dont la paternité est attribué au sénateur d’origine cubaine Marco Rubio, a soulevé les réactions les plus diverses.

A Ottawa, le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, relevait que son pays est fier de ses relations avec Cuba et confirmait le désir de continuer à travailler de concert avec Cuba dans l’intérêt mutuel.

Le chef du gouvernement canadien soulignait que les décisions de Donald Trump n’affecterait en rien la dynamique entre Ottawa et La Havane.

«Nous entretenons une relation très respectueuse et constructive avec les États-Unis mais nous avons toujours eu une différence d’opinion sur le niveau d'engagement avec Cuba.» soulignait-il au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée ce vendredi avec son homologue belge Charles Michel.

A Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères critiquait le virage politique à l’égard de Cuba annoncé par Donald Trump et dénonçait l’intromission permanente de Washington dans les affaires intérieures de pays tiers.

«Cuba connaît de bien près son voisin du Nord » signalait Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères qui a ajouté que la seule caractéristique prévisible des États-Unis est leur intromission permanente dans les affaires intérieures de pays souverains.

«Ces dernières décennies, chaque nouvelle administration nord-américaine a aboli des décisions de principe de la politique extérieure de la précédente » déplorait Maria Zakharova.

A Caracas, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, qualifiait de lamentable le discours de Trump contre le peuple de Cuba, du Venezuela et de l'Amérique Latine qui fait preuve, a-t-il relevé, «de son mépris de l'histoire et de nos peuples, un discours qui a-t-il dit a été plein de menaces, de lieux communs et d'une rhétorique révolue»

 

Depuis La Paz, le président bolivien, Evo Morales, exprimait sa solidarité avec le peuple et le gouvernement cubain peu après l’annonce que Trump avait faite à Miami du nouveau tour de vis du blocus.

«La Bolivie exprime sa solidarité totale envers le peuple cubain et son gouvernement révolutionnaire face à ces nouvelles agressions » postait Evo Morales sur son compte Twitter.

 

Le Parti communiste de Porto Rico condamne la politique arrogante de l'impérialisme américain qui «tente d'imposer à Cuba ses critères dans l'intention de nuire à ses progrès politiques et sociaux et de faire plaisir aux secteurs de l'extrême-droite de Miami.» dans une déclaration rendue publique à San Juan.

La déclaration invite Trump à regarder Porto Rico à l'heure de parler de liberté et de démocratie.

 

De son côté, l'ONG, OXFAM Amériques a qualifié de recul décevant la nouvelle politique des États-Unis à l'égard de Cuba.

Une déclaration d'OXFAM Amériques signée par son vice-président, Paul O'Brien, signale qu'il est l'heure d'en finir définitivement avec le blocus économique, commercial et financier que les États-Unis infligent à Cuba et non de revenir à la politique échouée de portes fermées suivie dans le passé.

La déclaration rappelle les résultats des sondages qui révèlent que la majorité des Étasuniens sont favorables à une plus grande ouverture sur Cuba.

«Si nous regardons au passé, Trump n'obtiendra qu'isoler les États-Unis des relations inter-américaines » ajoute la déclaration.

Ici à La Havane, Jérôme Fauré, directeur d'OXFAM pour Cuba, a souligné que retourner aux décennies d'échecs de la politique à l'égard de Cuba est la voie la plus erronée.

Au sein même des États-Unis, le discours anti-cubain de Trump a été largement critiqué.

«Trump, ta marche arrière avec Cuba nuira seulement aux États-Unis et aux Américains.» a posté sur les réseaux sociaux, Jim McGover, congressiste.

John Boozman, sénateur républicain de l'Arkansas, qualifiait les mesures de Trump de pas en arrière.

Mark Warmer, sénateur démocrate de la Virginie et vice-président du comité d'intelligence du Sénat, a signalé que Trump a ainsi adressé un message erroné au monde au sujet du leadership américain.

De son côté, Jeff Flake, sénateur de l'Arizona, signalait que tout changement politique réduisant la capacité des Étasuniens de voyager librement à Cuba ira à l'encontre des intérêts des Nord-américains et des Cubains.

Le vice-président exécutif de la Chambre de Commerce des États-Unis, Myron Brilliant s'engageait à poursuivre la lutte contre les politiques obsolètes qui freinent le développement de la nation et de Cuba.


 

 

 

Edité par Tania Hernández
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