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Les autres victimes du mur étasunien

Par Guillermo Alvarado

Les dommages que le mur qui est d'ores et déjà érigé à la frontière entre les états-Unis et le Mexique provoquera à ce dernier pays seront multiples, certes mais la politique migratoire du président étasunien Donald Trump va affecter aussi des centaines de milliers de Latino-américains et Caribéens.

Donald Trump prétend étendre ce mur aux plus de 3 000 kilomètres de la ligne frontalière. Il a signé l'ordre pour dresser un mur haut de 4 mètres et disposant de complexes systèmes de dépistage. Il manque encore à régler des aspects logistiques, financiers et légaux avant d'entreprendre la construction de cet ouvrage insensé.

Ce ne seront pas uniquement les citoyens mexicains qui souffriront les conséquences de ce mur, qui cherche à empêcher l'accès au territoire étasunien à tout migrant illégal de n'importe quel pays.

Des données officielles de l'Organisation Internationale pour les Migrations, une agence des Nations Unies, indique que chaque année environ 450 000 Latino-américains, pour la plupart des Centraméricains et Caribéens traversent le territoire mexicain et essaient de regagner le nord pour tenter de traverser la frontière avec les USA.

 

Il s'agit de l'un des couloirs migratoires les plus actifs de la planète et l'un des plus dangereux aussi, aux cotés de la Mer Méditerranéenne où sont habituelles les tragédies de grande ampleur qui coûtent la vie de milliers d'Africains, qui risquent leurs vies en essayant d'échapper de la faim, des maladies, de la misère et de la violence, des affrontements armés, plusieurs d'entre eux imposés par des intérêts étrangers.

Au Mexique, les migrants sont souvent victimes d'assauts, d'enlèvements d'arnaque d'organisations criminelles et parfois de fonctionnaires corrompus.

Ceux qui arrivent à la frontière se heurtent depuis 1994 aux murs et à d'autres obstacles qui couvrent déjà 1050 kilomètres et les obligent à chercher des passages chaque fois plus dangereux.

L'un d'entre eux est le désert de Sonora, où durant la journée les températures peuvent atteindre 50 degrés. Durant la nuit, elles peuvent descendre en dessous de zéro. Depuis que ce mur a commencé à être dressé, il y a plus de 2 décennies, 6 500 corps ont été trouvés dans cet endroit et 1500 autres y ont été enterrés sans avoir été identifiés. On ignore combien de cadavres n'ont pas été récupérés.

Sceller le mur, le compléter, comme le propose le président Trump ne va pas décourager les courants migratoires et encore moins arrêter le trafic de drogue depuis le Sud jusqu'au Nord qui est l'autre prétexte pour construire ce mur.

L'histoire a démontré qu'il n'y a pas de barrières infranchissables. Ce n'est que les difficultés et les coûts pour les franchir qui augmentent. C'est ce qui va se passer.

Le chemin correcte serait celui de la coopération et du dialogue international. Il faut résoudre dans les endroits correctes, les causes des vagues migratoires, il faut effacer les raisons qui poussent des personnes usuellement honnêtes à tremper dans l'affaire sale de la drogue.

Bref, il s'agit de faire preuve de sens commun, pas d'avoir recours à la force ou à la suprématie. Pourvu que l'un des conseillers de Trump ait un peu de sens commun, ce qui d'ailleurs, n'est pas aussi commun que l'on pourrait croire.

Edité par Tania Hernández
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